À chaque jour ses petits plaisirs honteux

Gens célèbres ou anonymes, nous avons tous nos PPH.
Qu'elle se situe à l'autre bout du monde ou sur notre palier,
l'actualité en fabrique à la chaîne et enrichit sans cesse notre Bréviaire.


Affichage des articles dont le libellé est faire honte à quelqu'un. Afficher tous les articles
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21 juin 2010

Vite, rentrons à la maison !

Du grand déballage public auquel se livre actuellement l'équipe de France de football, ressort au moins une évidence : d'un bout à l'autre de la planète, les PPH jaillissent avec férocité.
On peut hésiter sur le chapitre auquel les rattacher.
River son clou à un frimeur ? 
Savourer l'embarras d'autrui ? 
Attiser une querelle de famille ? 
Faire honte à quelqu'un ? 
S'en sortir mieux que les autres ?
Il y a un peu de tout dans  les titres grinçants et les commentaires sarcastiques de la presse internationale.

Etre en situation de subir les petits plaisirs honteux des adversaires ("donner des verges pour se faire battre") est certes moins agréable que les éprouver soi-même.
Vite, terminons-en et rentrons à la maison.

20 juin 2010

Pendant le week end, la honte continue

La honte serait-elle le remède souverain contre les situations bloquées ? Vous en versez une goutte dans l'engrenage et le voila dégrippé ! C'est ce qui s'est passé, il y a quelques jours, à propos de certains privilèges ministériels (Estrosi, Boutin, Blanc, Yade...). Il a suffi de les dévoiler au grand public pour qu'il y soit mis fin.
La méthode est diablement efficace - et c'est un vrai plaisir de s'y esssayer.

Deux exemples pris dans l'actualité de ce week end :
☛ le directeur général de BP "chopé" samedi sur l'île de Wight, où il était venu encourager l'équipage de son yacht lors d'une prestigieuse régate. Rien de choquant ? Sauf pour l'image de la compagnie, déjà très atteinte. L'avant-veille, auditionné par la Chambre des représentants à Washington, n'avait-il pas juré : "nous n'aurons pas de repos tant que le puits ne sera pas maîtrisé "? Aïe ! On attend la suite.
☛ dans l'affaire des Bleus, on n'aura pas eu besoin d'attendre.
La honte faite par L'Equipe à Anelka (dont les injures envers Domenech figuraient samedi à la Une du quotidien) a entraîné non seulement son exclusion immédiate, mais un flot de révélations, d'attaques et de vengeances dont on ne voit pas la fin. Le furoncle est crevé.
Et s'il y a un traître dans l'équipe, comme le disent les joueurs, son PPH doit être à la hauteur du ramdam qu'il a provoqué !

15 juin 2010

Vous n'avez pas honte ?

Le petit plaisir honteux qui fonctionne le mieux ces temps-ci : faire honte à autrui.

Honte à Christian Estrosi pour ses deux appartements !
Honte à Christine Boutin pour sa double rémunération !
Honte à Christian Blanc pour ses  cigares payés par l'Etat !
Honte à Rama Yade pour son hôtel réservé en Afrique du sud... plus clinquant encore que celui des Bleus qu'elle avait elle-même dénoncés !

La liste est longue de ceux qui ont tendance à préférer l'ombre à la lumière. "En France, disait Wolinski, il y a deux sortes de gens : ceux qui cachent leur feuille de salaire et ceux qui ont honte de la montrer." Ce qui fait du monde !

Voila donc un PPH dont on n'a pas fini de jouir.


21 avril 2010

Avant Bayern Munich - Lyon

Le "PPH" de Franck Ribéry est dans toutes les têtes avant la demi-finale aller de la Ligue des champions, ce soir, à l'Allianz Arena de Munich.
Pardon ? Petit plaisir honteux ? L'expression est bien gentille pour qualifier les faits qui sont reprochés au joueur français du Bayern. Nous n'en dirons pas davantage.

Ayons tout de même une pensée pour les (télé)spectateurs, les sponsors, les proches, les dirigeants de la Fédération (muets comme des carpes)... bref, tous ces gens qui ont aujourd'hui à subir la honte sans avoir partagé le plaisir.
Trop injuste !

20 avril 2010

Trois PPH en une journée

Quand on vous dit que chaque jour offre sa dose de petits plaisirs honteux
Exemple : samedi dernier. Le printemps éclate enfin, un grand soleil fait la nique au nuage de cendres qui s’étend sur l’Europe.

- 9 h 30 : passage à Conforama pour acheter un tournevis. A la caisse, bingo ! 5 euros de réduc’. Economiser trois sous : mesquin et inavouable, voilà un PPH qui promet une belle journée.

- 11 h : nous nous retrouvons tous deux rue Poncelet, dans le XVIIème arrondissement de Paris. Charles a le front soucieux : il doit s’envoler pour Athènes après-demain et ce satané volcan islandais est en train de lui pourrir ses vacances.
Bernard, compatissant : « c’est trop bête, tu risques de ne pas pouvoir partirC'est vraiment un sale coup. »
Parano ? Charles croit distinguer l’ombre d’un sourire sur les lèvres de son copain. Il lui revient en mémoire qu’il s’était montré fort inspiré à la rédaction du chapitre Savourer l’embarras d’autrui

- 13 h : nous avons rendez-vous dans un café avec Mathilde Serrel, journaliste à Radio Nova. Elle veut nous interviewer pour son blog Bonne nouvelle (ICI). Micro ouvert, Bernard lance à brûle pourpoint : Tiens, Charles, tu pourrais peut-être nous parler du chapitre XVIII ?
Le saligaud ! C’est notre grand jeu : forcer l’autre à s'expliquer sur ce chapitre – comment dire – un peu scabreux, devant un micro ou une caméra. 
    Bernard insiste lourdement :
- Vas-y ! Donne au moins le titre du chapitre
Il faut dire que Charles lui avait fait la même vacherie sur Canal + et sur France Inter. C’est donc un prêté pour un rendu.
    Charles, embarrassé :
- Hum… Euh… Eh bien…  Et le voilà qui part dans des périphrases sur notre animalité perdue, les théories de Freud, les risques de névrose si on ne le fait pas…
- C'est-à-dire ? Si on ne fait pas quoi ? insiste son compère, jusqu'à l'obliger à prononcer le titre sulfureux…*
Troisième PPH de la matinée : Faire honte à quelqu’un !

Joli début de printemps, décidément.

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* …titre qu’on vous laisse découvrir, à la page 87 du « Bréviaire ». (PPH !)