À chaque jour ses petits plaisirs honteux

Gens célèbres ou anonymes, nous avons tous nos PPH.
Qu'elle se situe à l'autre bout du monde ou sur notre palier,
l'actualité en fabrique à la chaîne et enrichit sans cesse notre Bréviaire.


Affichage des articles dont le libellé est savourer l'embarras d'autrui. Afficher tous les articles
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21 juin 2010

Vite, rentrons à la maison !

Du grand déballage public auquel se livre actuellement l'équipe de France de football, ressort au moins une évidence : d'un bout à l'autre de la planète, les PPH jaillissent avec férocité.
On peut hésiter sur le chapitre auquel les rattacher.
River son clou à un frimeur ? 
Savourer l'embarras d'autrui ? 
Attiser une querelle de famille ? 
Faire honte à quelqu'un ? 
S'en sortir mieux que les autres ?
Il y a un peu de tout dans  les titres grinçants et les commentaires sarcastiques de la presse internationale.

Etre en situation de subir les petits plaisirs honteux des adversaires ("donner des verges pour se faire battre") est certes moins agréable que les éprouver soi-même.
Vite, terminons-en et rentrons à la maison.

11 juin 2010

Quand David se paie la tête de Goliath

En vertu de quoi les petits plaisirs honteux devraient-ils être réservés aux personnes physiques ? Les "personnes morales" aussi peuvent se les offrir ! Dans la guéguerre que se livrent les grands moteurs de recherche sur le net, une bataille éclair vient d'opposer Bing (jeune créature de Microsoft) à Google, qu'on ne présente plus.
L'enjeu est planétaire : le look de leur page d'accueil ! Pour ne pas être à la traîne de son concurrent, qui met chaque jour une photo différente en fond d'écran, Google avait décidé, hier, de faire la même chose à titre de démonstration. Mais, suite à un bug, impossible aux internautes de saisir la raison de ce changement. D'où une avalanche de protestations, qui a obligé le géant à battre en retraite et à rétablir sa page blanche habituelle. Bref, un coup d'épée dans l'eau.

Le PPH là-dedans ? Ce communiqué moqueur aussitôt diffusé par l'adversaire sur Twitter : "Nous avons perdu un fond d'écran. Merci de nous le renvoyer à Bing.com."

Enjeu planétaire, on vous l'avait dit.


10 juin 2010

Comédien, c'est un métier !

La radio, c'est épatant. Depuis que la plupart des émissions sont filmées, c'est toujours épatant mais, en plus, c'est redoutable. En voici une nouvelle preuve, saisie ce jeudi matin sur Europe 1.
Jean-Pierre Elkabbach recevait à son micro l'actuel patron de Goldman Sachs Europe, l'établissement considéré comme l'un des responsables de la crise financière.
On ne vous en dit pas davantage, regardez ici.

Sincère, réactif, convaincant. Rions.
Pourtant, le banquier en chef avait tout bien préparé (on imagine les heures de brain storming avec son brain trust), rédigé consciencieusement ses réponses (semble-t-il, dans l'ordre des questions). Il s'était entraîné à les lire sans bafouiller. Hélas ! la caméra tournait. L'image des papiers étalés est impitoyable et le résultat consternant : texte risible, langue de bois poussive, interprétation catastrophique, comme l'ont aussitôt souligné des sites comme Marianne2 ou Rue89.
Impression générale : un "enfumage" de première, qui ne risque pas d'améliorer l'image des banquiers dans l'opinion.

C'était notre PPH du jour.


2 juin 2010

Le sourire de Jankovic

Avez-vous suivi le duel Jankovic-Shvedova à Roland Garros, ce mercredi après-midi ? Et ce smash immanquable - et spectaculairement manqué - de la Kazakhe ? Image sidérante.

Mais plus parlante encore la réaction, certes fugace, de son adversaire serbe qui accède, ce soir, au dernier carré du tournoi : une joie stupéfaite, irrépressible, devant le loupé de la tête de série n° 36.

Tâchez de revoir l'image : un sourire qui se lâche et qui authentifie l'un des PPH décidément les plus répandus chez l'être humain, savourer l'embarras d'autrui.

31 mai 2010

La cravate tachée

Week end de mariage (pluvieux) en Normandie. 150 invités, repas interminable comme il se doit, avec plats noblement baptisés et trou normand en entr'acte. Jusque là, tout va bien.

Mais ce que chacun redoutait pour lui-même arrive à l'un des convives de notre table, par la faute du duo de canard : une giclée de sauce large comme la main atterrit sur sa cravate sombre ! Catastrophe. Le rouge au front, le joueur de paint ball s'éclipse et revient bientôt sans sa limace.
Mines contrites, commentaires compatissants.
Personne, en la circonstance, ne songe évidemment à savourer l'embarras d'autrui (chapitre XI de notre Bréviaire). On a du savoir-vivre.
Mais un autre PPH hante les esprits : celui du chapitre XXVI. La joie de... (voir ci-dessous dans "NUAGE DE PLAISIRS").
Guère moins honteux...


29 mai 2010

Le bonheur des uns...

Ouvrez les journaux de ce matin et remarquez la liesse des officiels français à l'annonce du choix de la France comme pays organisateur de l'Euro 2016. Réaction bien compréhensible. Oui mais...
On pourrait voir les choses différemment. Si la France l'a emporté, c'est que l'Italie et la Turquie ont échoué (merci, monsieur de La Palice...) et une explosion de joie des Tricolores devant ce revers paraîtrait déplacée. Peut-on sans honte se réjouir du malheur des autres ?
Personne ne serait assez vil pour imaginer un tel plaisir...

...ou assez fou pour l'avouer. 


23 mai 2010

Tu bosses, toi, le lundi de Pentecôte ?

"Ah bon, tu travailles le lundi de Pentecôte ?"
Le schmilblic qui règne en France depuis qu'on a voulu instaurer une Journée de la solidarité (dont on a fini par laisser le choix aux employeurs et aux salariés) fait que personne n'y comprend plus rien.
- C'est bien dommage, t'as vu ce soleil ? Tu ne vas pas en profiter...
- Ouais, mais c'est cool au bureau ces jours-là et ça m'évite de taper dans mes RTT !

Tu me balances un petit plaisir honteux, je t'en retourne un en smash : je bronze et toi tu bosses ! Je bosse peut-être, mais moi j'épargne un jour, etc... etc...
Le jeu concocté par le gouvernement Raffarin en 2005 fait maintenant un tabac.

Problème : selon un sondage, 4 Français sur 5 ne vont pas travailler ce lundi. Serait-ce la mort annoncée du  nouveau PPH ?

10 mai 2010

Cinq titres pour Domenech

Caustique, désinvolte, provocateur... Manifestement, Raymond Domenech est bien placé pour décrocher la médaille de champion 2010... des PPH. A la veille de sa présentation des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde, son savoir-faire le classe déjà n°1 dans cinq catégories :
1) emmerder le monde *
2) semer le doute
3) savourer l'embarras d'autrui
4) faire marcher quelqu'un
5) rendre jaloux - tous ceux qu'il agace en réservant ses confidences au 20 Heures de TF1.
Sacré Raymond. Cinq titres ! On ne peut pas être bon partout.
________
* y compris le personnel de la Fédération française de football, qu'il horripile en garant son 4 x 4 à cheval sur deux places de stationnement !


20 avril 2010

L'embarras de Steve Jobs

Il y en a qui rigolent bien aujourd'hui et qui n'ont pas fini de savourer l'embarras d'autrui.
Ce sont les concurrents de Apple.
Figurez-vous qu'un ingénieur de la boîte a oublié sur le tabouret d'un bar de la Silicon Valley un prototype ultra-confidentiel : celui de l'iPhone 4G, la prochaine génération du fameux joujou de "la firme la plus admirée au monde" ! On ose à peine y croire.

Acheté à celui qui l'avait trouvé, l'objet a été récupéré par le site Gizmodo, qui l'a intégralement désossé et en a balancé tous les secrets sur Internet (ICI).
Shame and scandal. On imagine la colère et la confusion de Steve Jobs, devenu sur-le-champ la risée de la Toile, comme en témoigne cette séquence video.

Un PPH planétaire, donc. Avec des retombées imprévisibles.
Et si c'était un "coup" de Apple pour susciter le buzz chez les Geeks ?

Trois PPH en une journée

Quand on vous dit que chaque jour offre sa dose de petits plaisirs honteux
Exemple : samedi dernier. Le printemps éclate enfin, un grand soleil fait la nique au nuage de cendres qui s’étend sur l’Europe.

- 9 h 30 : passage à Conforama pour acheter un tournevis. A la caisse, bingo ! 5 euros de réduc’. Economiser trois sous : mesquin et inavouable, voilà un PPH qui promet une belle journée.

- 11 h : nous nous retrouvons tous deux rue Poncelet, dans le XVIIème arrondissement de Paris. Charles a le front soucieux : il doit s’envoler pour Athènes après-demain et ce satané volcan islandais est en train de lui pourrir ses vacances.
Bernard, compatissant : « c’est trop bête, tu risques de ne pas pouvoir partirC'est vraiment un sale coup. »
Parano ? Charles croit distinguer l’ombre d’un sourire sur les lèvres de son copain. Il lui revient en mémoire qu’il s’était montré fort inspiré à la rédaction du chapitre Savourer l’embarras d’autrui

- 13 h : nous avons rendez-vous dans un café avec Mathilde Serrel, journaliste à Radio Nova. Elle veut nous interviewer pour son blog Bonne nouvelle (ICI). Micro ouvert, Bernard lance à brûle pourpoint : Tiens, Charles, tu pourrais peut-être nous parler du chapitre XVIII ?
Le saligaud ! C’est notre grand jeu : forcer l’autre à s'expliquer sur ce chapitre – comment dire – un peu scabreux, devant un micro ou une caméra. 
    Bernard insiste lourdement :
- Vas-y ! Donne au moins le titre du chapitre
Il faut dire que Charles lui avait fait la même vacherie sur Canal + et sur France Inter. C’est donc un prêté pour un rendu.
    Charles, embarrassé :
- Hum… Euh… Eh bien…  Et le voilà qui part dans des périphrases sur notre animalité perdue, les théories de Freud, les risques de névrose si on ne le fait pas…
- C'est-à-dire ? Si on ne fait pas quoi ? insiste son compère, jusqu'à l'obliger à prononcer le titre sulfureux…*
Troisième PPH de la matinée : Faire honte à quelqu’un !

Joli début de printemps, décidément.

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* …titre qu’on vous laisse découvrir, à la page 87 du « Bréviaire ». (PPH !)

8 avril 2010

Confessez votre PPH - Le Petit Plaisir Honteux de ...

Claire a dit…
Je viens ici vous raconter le PPH d'un ami. Cet ami a un Iphone. Vous connaissez tous, cette prothèse téléphonique greffée sur la main droite ou gauche d'un bon nombre d'humains. Bref, sur son Iphone, mon ami a une « boite à meuh ». Pour les non-initiés, la « boite à meuh » permet d'entendre les cris des animaux : vache, mouton, marmotte, koala... Donc, cet ami adore tester vos connaissances animalières, genre « Quizz La vie des animaux ». Ce quizz sympathique pourrait avoir lieu pendant un diner entre amis, chez soi. Mais Non ! C'est bien plus drôle de faire profiter toute une salle de restaurant des sifflements d'une marmotte, ou d'un Meuh retentissant ! Et vous, la tête plongée dans votre assiette, quand même un peu gênée de voir la salle de restaurant transformée en ménagerie, vous répondez rapidement aux questions. Et cherchez activement quel PPH pourra bien mettre à son tour votre ami dans l'embarras.

31 mars 2010

Dans le métro...

On trouve parfois son plaisir dans les endroits les plus improbables. Ainsi, cette scène vécue ce matin sur la ligne 13 du métro parisien.
Les voyageurs sont collés les uns aux autres et, quand les portes s'ouvrent à la station Pernety, la muraille humaine est tellement compacte que personne ne peut monter. Sauf une personne, qui doit jouer pilier dans une équipe de rugby féminine : elle pousse,  fait du pressing, tente de bousculer le pack adverse qu'elle finit par insulter. Du coup, nul ne consent à lui céder 1 centimètre ! Elle parvient quand même à se hisser mais, en se refermant, la porte coulissante va transformer son anatomie en une compression à la César. Expulsée, vaincue, la rouspéteuse est rejetée sur le quai.
Au sein de notre mêlée, s'esquissent alors des sourires de connivence. Savourer l'embarras d'autrui, c'est mesquin, méchant, ignoble, tout ce que vous voudrez.
Il faut avouer que si elle s'était montrée gentille, souriante,  la femme-pilier aurait sans doute trouvé à se caser, mais qu'elle nous aurait privé d'un vrai petit plaisir. Merci madame.

24 mars 2010

De La Rochefoucauld à Boris Cyrulnik

Se réjouir du malheur des autres est une jouissance incomparable, reconnaissait hier soir Boris Cyrulnik, éthologue et neuropsychiatre de renom, à l'émission de Frédéric Taddei, sur France 3.
La Rochefoucauld, en un siècle lointain, avait déjà formulé cette vérité choquante (" dans l'adversité de nos meilleurs amis, nous trouvons souvent quelque chose qui ne nous déplaît pas "). Un auteur audacieux avait même osé écrire : " Le chagrin des autres est un plaisir qui n'a jamais rien coûté " !
Toutes les bonnes âmes, aussitôt, de se récrier : pas possible, comment peut-on dire une chose pareille ?
Justement, on ne peut pas le dire ! Quant à le faire, on ne s'en prive pas.
Toujours pas convaincu(e) ? Lisez le chapitre XI du Bréviaire (Savourer l'embarras d'autrui) et on en reparle.

18 mars 2010

Des bretelles pour Le Pen !

Aviez-vous noté que Jean-Marie Le Pen, suite à un régime alimentaire draconien, était devenu plus svelte ? Les caméras, auxquelles rien n’échappe, se sont fait un plaisir d’en fournir la preuve : l’intéressé a tant minci que, dernièrement, il en a perdu son froc ! Ooups... Pas en prenant une veste, ni en levant les bras dans un V de la victoire, non. En marchant, tout simplement. Vous nous connaissez, nous ne sommes pas du genre à savourer l'embarras d'autrui. Pas du tout.  Mais là, impossible de ne pas pouffer quand il rattrape in extremis son falzar.

On savait le Front national en proie aux difficultés financières, mais quand même… Est-il à ce point fauché qu’il ne puisse payer une paire de bretelles à son président-fondateur ?